San Francisco Digital Tour

—NB. Cet article de veille a vocation à être remis à jour de temps en temps. Si vous connaissez des sites ou des techniques qui ne sont pas mentionnés ici, laissez un commentaire … —-

Mis à jour le 26 janvier 2007 en ajoutant les sites Panoramio, Wigle, Geocommons, Walkscore et certains fichiers kml (Google Earth)

Mis à jour le 23 juin 2007 en intégrant l’application StreetView de Google et le projet Cabspotting de Stamen .

Cette petite promenade virtuelle dans la région de San Francisco est un prétexte pour passer en revue différentes techniques numériques qui permettent de décrire la surface terrestre sur Internet. Berceau de la micro-informatique et haut lieu d’innovation dans les technologies numériques, la région de San Francisco constitue un terrain naturel d’expérimentation et de démonstration des produits ou application émergents. Il est donc plus facile de trouver à San Francisco des exemples d’utilisation des technologies dernier cri. Cela dit, il ne faut pas exagérer cette singularité. La plupart des techniques présentées ici sont appliquées ailleurs dans le monde, et il y a de nombreuses chances que celles qui sont actuellement testées dans l’espace californien se diffusent rapidement. De cette “promenade” dans les représentations numériques de San Francisco, il est donc possible de tirer quelques idées générales à propos de la description numérique de la surface terrestre.

midtownmadness.jpg

Une information en temps réel
Le territoire de la Baie de san Francisco est équipé de multiples systèmes d’observation permanents en temps réel. Les webcams de la chaîne de télévision Kon 4 placées à différents endroits (Embarcadero Skydeck, Transamerica Building, Transamerica Pyramid, Bay Bridge, Potrero/101, Golden Gate Bridge) permettent de visualiser les paysages de la ville en temps réel. On peut aussi surveiller la circulation sur le Bay Bridge et même contrôler l’activité sismique grâce à une caméra placée en face de l’écran d’un sismographe. Important dans une région soumise à de fréquents tremblements de terre.

Il est possible de consulter en temps réel l’état du trafic routier dans la baie de San Francisco. En 2004 on pouvait visualiser en temps réel sur le site web de l’aéroport d’Oakland l’arrivée des avions. Cette carte ne semble plus accessible. Pour des raisons de sécurité ? La Direction de l’aviation civile interdit en tout cas ce genre de diffusion au grand public en France. Une carte de ce type pour l’aéroport de Boston est cependant toujours en ligne.

Le bureau de design numérique Stamen a développé en collaboration avec la société de taxis Yellowcab un projet sponsorisé par Exploratorium, musée de sciences et des arts de la perception humaine. En récupérant les informations GPS envoyés par les taxis par son Cab Tracker, Stamen propose de suivre les trajets de certains taxis en temps réel, voir quand ils prennent certains clients, etc.. Plusieurs types de représentations cartographiques dynamiques sont proposés et les données sont mises à la disposition des chercheurs et des artistes.

On dispose aussi d’une visualisation en léger différé des tremblements de terre en Californie et au Névada (mais aussi aux Etats-Unis). Plusieurs sites proposent des cartes météorologiques mise à jour toutes les 12 heures sur un fond d’image satellitaires ou à partir de données stationnelles ou de mesures radar : vitesse du vent, visibilité.

Photographies au sol
Ce qu’apporte la numérisation est la possibilité de stocker, d’archiver et de retrouver des photographies en fonctions de mots-clés multiples. Taper san franciso dans la recherche de la base de données commerciale Photosearch donnait en avril 2006 près de 2000 réponses. La même requête sur le site de partage de photographies Flickr en donnait … 373 765 ! Mappr fournit depuis longtemps un accès par localisation aux photos. Les outils permettant de coder le lieu de prise de vue, soit grâce à des coordonnées GPS soit par localisation sur des services cartographiques se sont multipliés. Flickr dépendant de Yahoo utilise le système de ce dernier pour localiser les photographies. Google Maps propose le même service avec ses logiciels Picasa et Google Earth. Mais c’est sur Panoramio que l’on peut facilement géolocaliser et visualiser des photographies sur Google Map et Earth. Ici, celles de San Francisco.

Une navigation photographique: suivez des circuits photographiques dans Market Street, Embarcadero Plaza, Coit Towe, Transamerica Pyramid, Columbus Avenue ou sur le Golden Gate Bridge. Les techniques d’hyperliens appliquées à des zones actives de photographies (logique d’un système hypermédia) donnent une sensation réelle de visite de la ville.Les vidéos ou films numérisés sont maintenant très courants en ligne. Voici un film d’actualité à propos du tremblement de terre de 1989. Sur le site de YouTube, les internautes postent des vidéos. Celle-ci montre de manière saisissante un itinéraire dans Marlket Street filmé depuis un tramway, qui alterne des vues de 1905 et de 1906, avant et après le grand tremblement de terre de 1906.

Un type de document spécifique des techniques numériques est l’image Quicktime Virtual Reality. Il s’agit d’images numériques, chaînées latéralement grâce à un logiciel ad hoc qui offrent, si l’on dispose du logiciel gratuit Quicktime (http://www.apple.com/quicktime/download/), une navigation panoramique à 360 ° dans la vue. Les touches contrôle et majuscule permettent de zoomer ou dézoomer. Grâce à un système de zones actives, il est possible de naviguer entre des images Quicktime VR. On peut visiter le AT&T Park, le stade de baseball des Giants de San Francisco. On peut consulter des panoramas du centre de la Californie. Ce système de visite virtuelle est de plus en plus utilisé dans les parcs naturels. On peut aussi visualiser un panorama de San Francisco en 1851. Ces images panoramiques peuvent être liées entre elles de manière à proposer de clic en clic une visite virtuelle d’un lieu. Par exemple, la classique visite à Alcatraz. http://www.virtuallyvancouver.com/indextour.html est un site intéressant, où l’on peut parcourir ainsi une bonne partie de la ville de Vancouver. Une utilisation de cette technique pour l’apprentissage de la géographie est consultable à http://www.ulg.ac.be/geoeco/lmg/hyperpaysages/liege/.

Sur ce principe Google Maps propose pour quelques villes des Etats-Unis le service Street View (documentation et démonstration à propos de San Francisco) , qui permet de se déplacer dans des images panoramiques de type Quick Time "augmentées" du dessin de l’axe de la rue pour faire la transition entre le plan de la ville et les photographies :

La version exploratoire (preview) du service de fourniture d’information Microsoft Virtual Earth propose un système de visualisation en 3 photographies (vue à gauche, vue à droite et vue en face).

Photographies aériennes

Il existe à San Francisco plusieurs services de survol en hélicoptère qui proposent pour allécher le client de superbes photographies aériennes obliques de la Bay (ici etpar exemple). Le site TerraServer USA propose un portail de photographies aériennes que l’on peut visualiser en ligne.

Microsoft Virtual Earth propose de superposer aux plans une visualisation de la surface terrestre sous forme de photographies aériennes obliques. Voici un pointeur sur le quartier de la Coit Tower.

Ce fichier kml permet de visualiser dans Google Earth des photographies aériennes de san Francisco à 3 dates : 1946, 1973 et actuellement.

Images satellitaires

Les images satellitaires sont aussi disponibles en ligne et il est possible de les utiliser pour étudier les changements d’occupation du sol ou pour faire la promotion de la région.

Cartes

De très nombreuses cartes sont disponibles sur Internet sur ce territoire comme sur les Etats-Unis en général. Ce site de l’USGS (United States Geological Survey ) présentent ainsi de nombreuses cartes sur le risque sismique en Californie. On trouve aussi des cartes historiques . On peut consulter aussi un atlas de cartes numériques. On peut aussi consulter une carte animée de l’onde sismique du tremblement de terre de 1906.

Des sites de Cartographie interactive se multiplient. On peut surfer en ligne sur les plans de San Francisco ou localiser n’importe quelle adresse. De multiples sites permettent d’avoir accès à des plans multi-échelles de manière interactive, selon une interface de plus en plus standard. L’application Google Map s’inscrit dans cette logique en donnant un impact mondial à ce service de géolocalisation et de visualisation spatiale.

Si vous souhaitez vous installer à San Francisco comme résident ou comme entrepreneur, les informations nécessaires à votre chois d’implantation sont disponibles en ligne. On peut aussi naviguer dans différentes couches d’information, en particulier en Californie grâce au SIG de l’ Association of Bay Area Government ou avec le visualiseur d’information géographique de l’université de Berlkeley .

Le site Wigle présente une base de données de la localisation des réseaux Wifi, à partir d’une collecte réalisée par les internautes. Cette technique, relevant à l’origine du piratage, est appelé le wardriving. Une carte interactive se trouve ici.

Il est aussi possible de visualiser des analyses appuyées sur un traitement de données. Entrez une adresse et Walk Score vous présente l’ensemble des services localisés sur Google Maps dans le voisinage et calcule un indice de Walkability, d’aménité piétonnière. Voir ici l’indice du "centre" de San Francisco et ce billet pour des détails et une analyse critique. Le site Geocommons offre la possibilité de créer ses propres cartes par interpolation pour visualiser l’intensité d’un phénomène à partir de points. Pour voir toutes les cartes et données mises en ligne, il faut s’inscrire sur le site. Voici par exemple une carte présentant la densité des localisations de photographies déposées sur le site Flickr

geocommonsf.png

Vues 3D

Les technologies numériques donnent une nouvelle jeunesse aux techniques anciennes telles que les anaglyphes. Aux traditionnelles maquettes en plâtre, carton ou résine correspondent des maquettes numériques, constituées en «drapant» une couverture d’occupation du sol sur un modèle numérique du relief. On en trouve une illustration avec une image satellite drapée sur ce site. Plus original, la David Rumsey Map Collection propose une maquette numérique 3D qui drape le plan de San Francisco de 1915 sur le relief.

Le prolongement de Google map, Google Earth propose le même type de service mais au moyen de maquettes interactives. Nécessairement plus lourdes, elle demande l’installation sur l’ordinateur d’une application spécifique. D’autres initiatives avaient précédé, comme celle de la Nasa : Worldwind . Les objectifs de Google sont plus ambitieux , car il devient possible pour un utilisateur d’intégrer ses propres cartes et ses propres données dans les outils proposés. Voir en français, l’article consacré à ces services par la revue Mappemonde.

Grâce aux outils numériques de dessin et de conception graphique, il est possible de reconstituer des Images de synthèse, images artificielles, c’est à dire construites ex nihilo, de paysages réels. Ce site donne une idée des rendus possibles à propos de San Francisco. Il existe d’autres représentations 3 D numériques. Par exemple, celles des jeux vidéos de simulation automobile : Midtown Madness de Microsoft et Driver de Atari/Infogramme.Un jeu comme Simcity permet de simuler le fonctionnement d’une ville en 3D Simcity 2000 et Simcity 4. Un des scénarios du premier Simcity était d’ailleurs de reconstruire San Francisco détruite par le tremblement de terre de 1906.

Ces techniques sont mises en œuvre pour construire des outils pédagogiques comme le propose par exemple la collection de CD Terre des Villes de l’éditeur Belin

Des données brutes

Enfin, il est possible de trouver sur le territoire de la baie de San Francisco, non des documents élaborés ou des outils de consultation interactive mais des données brutes à télécharger telles que les données censitaires ou des données géographiques environnementales comme sur le site du programme d’analyse du changement côtier. Il existe des sites qui répertorient les sites proposant des données géographiques numériques.

Si cette promenade vous a intéressé, vous pouvez aussi consulter cet article.

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6 réflexions sur “San Francisco Digital Tour

  1. Mettez plus de photo…et se site seras surement beaucoup plus apprécié je crois bien…pas besoin de savoir des détails…

  2. A propos de « geotagging » (géolocalisation): est-ce que vous connaissez locr?

    locr offre la solution idéale et rende la géolocalisation tout simple. locr utilise GoogleMaps avec des cartes détaillées et des images satellites de haute définition. Afin de géolocaliser vos photos, simplement entrez votre adresse, laissez locr chercher, si nécessaire ajustez le marquage, acceptez la positon et ça y est !

    Pour la géolocalisation automatique vous pouvez utiliser un récepteur GPS (un appareil dédié à sauvegarder les traces GPS) supplémentaire à votre caméra. Le logiciel locr (le locr PC Client) puis joint automatiquement les donnés du récepteur GPS avez ceux de la caméra digitale. Tous ces informations serons écrits directement dans les metadonnées (« header » Exif) de la photo.

    Utilisez le bouton « Show in Google Earth » pour voir vos photos en Google Earth.

    Avec locr vous pouvez télécharger des photos avec informations GPS sans paramètres additionnels. Le vue générale présente le photo et, en outre, l’endroit ou le photo fut pris. Si vous voulez savoir plus, jeter un coup d’œil sur les articles Wikipedia associés automatiquement aux photos.

    Visitez le site web (jusqu’à présent en anglais et allemand seulement) http://www.locr.com.

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