La carte, un truc de maniaques ?

"The Love of Mapmaking". Titre original : A Map of Lovemaking. Seymour Chwast. 1980. The Pushpin Group.

La carte est-elle un objet complexe, un outil réservé aux spécialistes? Ou bien, comme la néogéographie le postule, tout un chacun aujourd’hui va-t-il être amené à fabriquer sa propre carte et donc à maîtriser la technique cartographique ? Cette question est difficile à trancher mais ouvrir le débat me paraît nécessaire.

Il y a quelques semaines, j’étais interviewé par Olivier Razemon qui rédigeait un article pour Le Monde, paru dans dans l’édition du 04.11.09 et intitulé « Quand les internautes jouent aux cartographes ». J’en ai fait un pdf pour ceux que cela intéresse. Après avoir interrogé différentes personnes à propos de OpenStreetMap et d’autres outils « néogéographiques », il terminait son article en me citant : « A terme, grâce à la combinaison de la géolocalisation et des contributions humaines, on pourra se localiser à partir de l’écran de son téléphone portable et se passer de la carte. Cet objet abstrait et complexe redeviendra un outil pour maniaques« .

Les remarques de vive voix ou les allusions à cet article comme celle du blog Serial Mapper, m’ont montré que cette formule lapidaire et provocatrice – la carte un outil pour maniaques – ne rendait pas bien compte d’un vrai et ancien problème :  quels sont la place, le rôle ou le statut de la carte et des cartographes dans l’univers de l’information géographique numérique ? Cette question travaille la tribu géomaticienne. En choisissant comme thème «Un SIG ça sert aussi à faire des cartes !», la dernière journée professionnelle SIG LR a rassemblé un public très nombreux et visiblement passionné par la question. Et Robin, modérateur de Géorézo, regrettait il y a quelques jours le manque de ressources francophones sur le thème de la cartographie et des  SIG. Il pointait aussi la difficulté des spécialistes des SIG à améliorer la qualité de leurs cartes.

Selon Olivier Razemon,  la carte deviendrait un outil tout public, un objet de consommation courante, produit et utilisé par le plus grand nombre. Pourtant les cartographes professionnels déplorent depuis l’arrivée des micro-ordinateurs, et encore plus avec Internet, la multiplication de cartes qu’ils considèrent incorrectes du point de vue sémiologique. Mais leur discours normatif sur la « bonne » carte a du mal à passer depuis 30 ans.  Je m’interroge donc sur la capacité d’un outil aussi complexe qu’une carte à devenir grand public. Et le fait que les professionnels des SIG soient confrontés à des difficultés dans la manière de fabriquer des cartes va plutôt dans ce sens. Place à la discussion.

Les cartes se multiplient-elles sur le Net ?

Difficile d’aller contre cette évidence. Il est vraisemblable que jamais autant de visualisations cartographiques n’ont  circulé dans le monde. Un simple bémol : c’est le volume d’information global qui a gonflé de manière colossale avec Internet et les cartes participent de ce phénomène général. La vraie question est de savoir si une part croissante de l’information prend dorénavant une forme cartographique.  En fait, il faut distinguer la question de la carte de celle de la géolocalisation. L’usage des outils de positionnement se développe rapidement. Comme la carte est l’outil traditionnel de la localisation, les cartes se multiplient en liaison avec ces usages. Mais on ne peut pas écarter d’emblée l’idée que d’autres dispositifs de représentation pourraient finir par supplanter la carte dans cette fonction. On peut se demander aussi si la carte de localisation, celle  qui pullule sur le Net, n’en constitue pas la forme la plus sommaire et la plus pauvre. Ce n’est pas en tout cas celle que les cartographes professionnels chérissent le plus.

Les cartes sont des dispositifs spatiaux parmi d’autres

Géographe, j’aime les cartes et les amoureux des cartes, même si comme tous les passionnés, ces derniers sont parfois agaçants par leur manière de réorganiser le monde et de le peindre en monochrome,  à l’image de leur passion, dada, idée fixe, monomanie.  Or la carte est un dispositif d’expression de l’espace ou de la spatialité – un de mes  dadas à moi (voir (e)space & fiction), mais c’est un dispositif parmi d’autres. On peut décrire ou exprimer la dimension spatiale d’un phénomène avec une carte mais aussi avec des images fixes (photographies) ou animées (vidéos), des maquettes, des croquis, des textes (écrits) et des discours (oraux), chacun de ces dispositifs pouvant être physique ou numérique, matériel ou immatériel.   Par exemple, on peut expliquer à des amis le chemin pour venir chez soi sous forme d’itinéraire sur Google Maps, Mappy, ou Via Michelin, en griffonnant un schéma sur  un carnet ou par le moyen d’une liste de consignes orales du type:  tourner à droite au carrefour puis à gauche après la boulangerie.

On peut considérer que les cartes sont plus efficaces dans certains, voire dans la majorité des cas. Par exemple raconter la répartition géographique des résultats électoraux des dernières élections régionales s’avère très rapidement fastidieux.Les cartes ont en tout cas  une spécificité par rapport aux autres dispositifs. Elles sont construites selon des règles explicites et obéissent à une syntaxe formelle.  Cette originalité apparaît clairement à la lecture du programme de la Journée SIG LR. On nous explique en quoi certaines réalisations constituent « de bonnes ou de mauvaises cartes ». On nous aide à nous « prémunir contre les mauvais usages des mauvaises cartes ». On nous rappelle que la carte « obéit à un langage précis, baptisé « sémiologie graphique » dont le respect « garantit que le message porté par la carte sera correctement perçu par celui qui la lira ».

Carte et discours

Pourrait-on écrire la même chose en remplaçant carte par discours sur l’espace par exemple? Peut-on énoncer ce que serait un bon ou un mauvais discours sur l’espace? Peut-on  se prémunir contre les mauvais usages des mauvaise discours sur l’espace?  Le discours sur l’espace obéit-il à un langage précis, baptisé sémiologie spatio-discursive, dont le  respect garantit que le message porté par le discours sur l’espace sera correctement perçu par celui qui le lira? Évidemment non. Ce qui est acceptable pour la carte ne l’est pas pour le discours.

Pourquoi ?  Car si la cartographie est bien un langage, c’est un langage technique et non un langage profane. La cartographie n’est pas un langage naturel entre individus. Je ne parle pas « la cartographie » avec mes amis. C’est un langage spécialisé et expert, dont le cartographe est à la fois le sémiologue, le linguiste et le  grammairien. On ne mobilise pas un sémiologue, un grammairien et un linguiste chaque fois qu’on prend la parole, heureusement. Quelle que soit notre maîtrise d’une langue, nous savons tous  au fond de nous qu’un discours ou un texte a toujours un auteur, qu’il est une opération rhétorique destinée à convaincre, à manipuler voire à tromper. Nous le savons d’autant plus que nous pratiquons quotidiennement  nous-mêmes ce langage.

Or, il n’en va pas de même pour la carte. Pour la plupart de ses lecteurs, elle n’est pas perçue comme un discours sur ou avec l’espace.  Denis Wood a montré dans son livre classique malheureusement non traduit en français, The Power of Maps, qu’une carte a tendance à dissimuler son auteur, à le faire disparaître. La carte  est rarement vue comme une construction répondant aux objectifs de quelqu’un en particulier. La carte naturalise ce qu’elle représente, elle fait comme si c’était les choses même qui s’exprimaient à travers elle; elle cache le fait qu’il y a quelqu’un pour les faire parler. La carte possède l’évidence de l’image, avec une puissance objectivante et référentielle multipliée. Cette évidence cartographique est bien évidemment fausse. Le propos de Wood est justement  de montrer que toute carte, même celle qui se présente comme la plus objective, est un dispositif argumentaire. Elle exprime un point de vue et une opinion. Elle vise toujours à produire un effet sur le lecteur. Celui-ci peut d’ailleurs être involontaire, voir le billet Google Earth et la ségrégation au Japon. Wood invite d’ailleurs tout un chacun à créer ses propre cartes, à élaborer et communiquer sa vision cartographique personnelle du monde, message auquel fait écho la « néogéographie ».

Sémiologie

L’importance de la sémiologie graphique est fondamentale et les cartographes ont raison d’insister sur la maîtrise du langage par tous ceux qui produisent des cartes. J’ai donné ici des exemples de cartes incompréhensibles ou à la sémiologie fautive, par exemple les cartes de la grippe  H1N1. Mais, contrairement à ce qu’ils laissent parfois entendre, le respect de la sémiologie graphique ne garantit nullement que le message porté par la carte sera correctement perçu par celui qui la lira. Elle peut seulement garantir que l’auteur a bien réfléchi à ce qu’il voulait transmettre. Et c’est déjà pas mal. Mais il ne faudrait pas en retour que cette normalisation sémiologique bride l’imagination des individus et des créateurs dans l’expression de leurs images idiosyncratiques.

Il est aussi nécessaire d’élaborer en complément de ces règles sémiologiques ce qu’on pourrait appeler, de manière un peu pédante, une pragmatique de la carte. Il faut prendre en compte le contexte de vie de la carte, les conditions dans lesquelles elle est diffusée, comment elle est mise en scène. Il faut anticiper la façon dont le message pourra être reçu. Cette pragmatique de la carte doit être à la fois sociale, cognitive et technique. Pour faire les choix de sémiologie et adopter des solutions techniques adaptées, il faut tenir compte dans la mesure du possible des utilisateurs potentiels, de leurs compétences et de leurs motivations possibles. Il faut aussi replacer la carte dans son cadre informationnel. Il faut penser à l’articulation de la carte avec d’autres modes d’expression de l’espace qui la prolongent et la contextualisent : d’autres cartes, des images, des textes de commentaire. Il est donc important de définir dans quel(s) écosystème(s), ou plutôt sémiosystème, la carte va vivre et être utilisée. Une carte même correcte ne parle jamais toute seule, encore moins sur le Web, sémiosystème ouvert à tous les vents.

La carte est-elle le principal dispositif spatial du futur ?

Il y a peu de raisons d’en douter car elle est faite pour exprimer la dimension spatiale des phénomènes. Je suis cependant persuadé que la complexité de son langage sera un frein à son développement. Il me semble d’ailleurs plus utile de parler des cartes que de la carte tant les formes qu’elle peut prendre sont variées. Je ferais le pari que différents niveaux d’expertise cartographique vont apparaître en fonction des besoins, des objectifs poursuivis et des outils employés par les utilisateurs. Prenons quelques exemples.

Le « néocartographe » d’Openstreetmap ne fabrique pas réellement de carte, il saisit des données géoréférencées. C’est l’outil en ligne qui fabrique la carte avec une sémiologie associée dont la qualité est d’ailleurs remarquable. Du coup, on peut penser que le néocartographe apprend de manière inconsciente les règles de la sémiologie…

Quel est l’intérêt de la carte dans le logiciel de navigation embarquée dans une voiture alors que le guidage se fait par la voix ? Vérifier que la localisation est correcte? Anticiper les manœuvres?  Le caractère toujours plus réaliste des visualisations 3D associées au GPS laisse à penser qu’elles peuvent rapidement supplanter la carte traditionnelle dans cette fonction de navigation. La carte du GPS peut-elle alors jouer un autre rôle ? Explorer les endroits où l’on se trouve, par exemple ? Il me semble que les utilisateurs sont peu nombreux à les utiliser à des fins de découverte. D’ailleurs les cartes des logiciels de navigation actuels sont mal adaptées à ce type d’usage. Certes, il est possible d’en concevoir de nouvelle avec d’autres données, une sémiologie et une ergonomie différentes. Y-aura-t-il une demande massive pour ce type d’outil?

La carte à punaises à la Googlemaps est devenu la carte de référence des services de localisation d’équipements ou de services et s’impose comme la carte de référence du grand public. Elle a pris sur le Net le rôle que jouait la carte du calendrier des Postes sur les buffets des cuisines d’antan . Padmapper, site qui interroge les petites annonces immobilières des sites américains comme craigslist, entend démontrer la supériorité de la carte sur la liste. Il offre à cet effet une interface de recherche à l’ergonomie très léchée mais dont la limite maximum de 100 150 épingles visibles à la fois perturbe à mon sens complètement la lecture des résultats quand on utilise le zoom (faites l’expérience et écrivez-moi vos impressions).  Mais on pourrait renverser l’argument. Ai-je besoin d’une carte quand je cherche les appartements situés dans une zone donnée ? Une simple liste des annonces situées à l’intérieur d’un périmètre que j’ai déterminé  peut me suffire.  Il en va de même quand je cherche un restaurant ou un cinéma non loin de l’endroit où je suis. Je peux ensuite lancer un itinéraire sur le GPS qui me guidera au fur et à mesure de mon trajet. Bien sûr certains préféreront chercher par carte, mais seront-ils les plus nombreux?

Conclusion

De plus en plus de gens vont être conduits à saisir des données géolocalisées et à s’exprimer spatialement au moyen de dispositifs de type « néogéographique ».  Il faut apprendre tôt, dès l’école, aux citoyens à décrypter les images et les cartes et à percevoir leur pouvoir rhétorique. La diffusion des outils cartographiques sur le Web est un excellent moyen pour développer cette sensibilisation. Peut-on espérer pour autant former toute la population à une maîtrise élaborée du langage de la carte? Il me semble que non. La maîtrise du langage cartographique n’est vraiment utile que pour des spécialistes : ceux qui concevront les dispositifs cartographiques du Web mis à la disposition du grand public. Ce sont des professionnels qui programmeront ces interfaces pour qu’elles soient sémiologiquement satisfaisantes. Un outil comme Géocommons, par exemple, est bien adapté à  un utilisateur qui veut faire lui-même des cartes plus élaborées, chorographiques ou choroplètes. L’outil aide à éviter les erreurs les plus graves, sans les prévenir complètement, car cela n’est pas possible. C’est donc un outil intermédiaire entre les outils grand-public et professionnels. Des usages sauvages et individuels de la cartographie, plus créatifs et artistiques, sont cependant nécessaires pour renouveler les cartes et faire évoluer leur langage.

Lors de la journée SIG LR, un auditeur de la table ronde finale a très judicieusement fait une analogie  entre cartographie et photographie. Dans les années 30, la photographie était réservée aux professionnels, artistes ou reporters. Les amateurs étaient peu nombreux. Elle est devenue après-guerre une pratique de masse, sans que les professionnels ne disparussent pour autant. Toute une gradation d’usages  s’est installée, de l’amateur au professionnel avec des niveaux de compétence, des rapports à la culture photographique et des types d’usage très variés. Il pourra en aller de même pour la cartographie.

Il restera en définitive à côté de la masse des usagers des outils simples de la cartographie, une tribu d’experts et de passionnés, de professionnels et d’érudits, tous maniaques des cartes. Tout ce que l’on peut souhaiter, c’est que cette tribu s’élargisse le plus possible et se diversifie pour couvrir tous les profils, des cartographes les plus sérieux aux artistes les plus innovateurs.

PS : Pour ceux qui s’étonneraient de l’illustration choisie pour ce billet, elle montre d’abord que si son créateur a du talent, la carte peut tout exprimer, même des choses très intimes (bien qu’universelles). The Map of Lovemaking nous conduit directement au cœur du propos en télescopant les registres : le personnel et le public, l’objectif et le subjectif, le biologique et l’imaginaire, le scientifique et l’artistique, etc.. Elle est reproduite depuis l’ouvrage de Katharine Harmon, Personal Geographies and Other Maps of the Imagination. Princeton Architectural Press, 2003, accessible par Google livres. Mais surtout ne manquez pas la visite de l’univers graphique de ce grand artiste qu’est Seymour Chwast : Pushpininc.

14 réflexions sur “La carte, un truc de maniaques ?

  1. Quelques explications complémentaires : en ce qui nous concerne, nous ne sommes pas experts de la carte. Notre expertise est plus générale : mettre en forme un objet (au sens large, et la carte en est aussi un). Nous nous sommes tout d’abord attachés à s’approprier un peu les modes de représentation « classiques » des cartes pour pouvoir ensuite rapprocher les dessins des enfants de ces représentations et créer une carte qui ressemble « vraiment » à une carte ! Coller à l’image connue de « la carte officielle » était un parti pris. L’impact provoqué par toutes ces petites informations « subjectives » est différent une fois mises sous cette forme qui fait parti de l’inconscient collectif. Le fait que le « sérieux » et le plus « léger » se mêlent fait naître de nombreuses questions chez le lecteur de la carte !

  2. Merci Jacky à la fois pour votre site Géographie subjective et les superbes cartes et votre commentaire qui illustre bien la nécessité mais aussi la difficulté de combiner la spontanéïté et l’imagination de l’amateur avec la technique et le savoir-faire de l’expert. Les cartes des enfants apparaissent d’autant plus émouvantes, drôles et « vraies » que leur forme est réfléchie et transcrite par des cartographes de métier. Mais comme la mise en forme finale est faite par les intervenants graphistes, quelles marges de liberté se donnent-ceux-ci dans la transcription/interprétation des résultats de l’atelier ? En tout cas le résultat est superbe et très drôle.

  3. Bonjour,

    Je découvre seulement aujourd’hui cet excellent article ainsi que les réflexions de GeoRezo. Designer travaillant sur le projet « Géographie subjective » (www.geographiesubjective.org), je me retrouve pleinement dans l’ensemble de ces interrogations. Que ce soit pour un produit, pour un logo ou pour une carte, je me considère comme un « metteur en forme ». Au sein de mon agence (l’agence Grrr), il s’agit pour nous de faire autant que possible coïncider forme et sens, de respecter les impératifs techniques et pratiques tout en transmettant au mieux l’information. Sur les projets de cartes subjectives, ces enjeux sont très palpables. On voit bien par exemple qu’il est difficile pour les enfants avec lesquels nous avons travaillé (et même pour des adultes) de passer du stade de la collecte d’informations à celui de la création d’une carte avec ces mêmes informations. Les conséquences de chaque choix (Quelle information met-on ? Sous quelle forme ? A quelle place…) sont révélées et discutées et qu’on le veuille ou non, une forme de choix « éditorial » fini par émerger.

  4. Bonjour,
    Tout cela ne peut etre contredit évidemment….on pourrait faire un parallèle avec la photographie et l’essor du numérique ou les photographes professionnels passent pour des maniaques….non?
    Pour ma part il faut mieux etre maniaque avec des règles de sémiologie plutot que de voir des cartes incompréhensibles.Je pense que la rigueur s’impose en cartographie pour faire passer les meesages …
    La carte est le savant mélange de l’art, de la science et de la communication !
    Merci pour cette article néanmoins
    Aupetit Armand

  5. Merci Robin pour le commentaire sympathique.

    Merci Arnaud pour le lien très intéressant qui pointe bien les spécificités de la carte sur le Web.

    Jérémie, j’avais lu un texte de vous déjà et je me promettais de prendre le temps de lire votre blog. Je reprends contact bientôt.

    TJ

  6. Bonjour,

    Merci pour ce texte instructif qui souligne les problématiques soulevées par la démocratisation du géoweb.

    Je travaille actuellement sur les mêmes thématiques dans le cadre d’une thèse en géographie. J’alimente le blog géographie 2.0 sur lequel vous trouverez plusieurs billets autour de la notion de néogéographie. Si cela vous intéresse je serais ravi d’avoir votre avis.

    http://geographie2point0.wordpress.com/

  7. Bonjour,

    Excellent article que j’ai pris beaucoup de plaisir à lire. En complément de celui-ci j’ajouterai le billet publié sur smashingmagazine [1] qui illustre les nouvelles sémiologies graphiques associées au WebMapping.
    L’absence de légende (« No Legend Required ») qui est un des nouveaux critères ferait certainement bondir Jacques Bertin, mais la carte évolue… parfois pas toujours dans le bon sens !

    Arnaud

    [1] http://www.smashingmagazine.com/2010/04/06/maps-in-modern-web-design/

  8. Je vous remercie pour avoir écrit sur PadMapper! (Je suis l’auteur). Vous avez raison qu’il est limité dans le nombre de marqueurs il montre, mais le nombre est supérieur à 150. Juste une petite correction.

    • Merci Eric, j’ignorais que le développeur était en France. Je vais corriger le nombre de 100 à 150. L’interface d’interrogation est superbe. Ma question portait sur le fait que j’avais l’impression, une fois que j’avais fixé mes critères, que le nombre de marqueurs visibles qui répondaient à ma requête variait en fonction du niveau de zoom auquel je me trouvais et j’attribuais cela au nombre maximal de marqueurs affichables dans la fenêtre? Est-ce que je me trompe ?

  9. Merci pour cette contribution détaillée et pleine d’idées à un débat qui me semble en effet bien nécessaire et peu présent en France. Souhaitons qu’il se développe !

    Pour compléter l’ouvrage de Denis Wood, et dans la longue série des livres importants non traduits en français, j’ajouterais « How Maps Works » d’Alan MacEachren, et « Maps and Politics » de Jeremy Black (auteur central s’il en est).

    • Merci Laurent pour les compléments bibliographiques. En effet si Jacques Bertin était d’avant-garde avec la sémiologie graphique, la francophonie a peut-être pris un peu de retard. Il serait en effet bienvenu de traduire les livres que vous citez. J’en profite pour signaler aussi le débat qui s’est ouvert sur Géorézo et auquel vous participez à propos de la cartographie subjective et inviter à visiter http://www.petitbazarcarto.net/

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