Le GéoWeb pour les nuls

Tout ce que vous avez voulu savoir sur le GéoWeb sans oser le demander ? Plus modestement quelques éléments de base pour réfléchir:  les infrastructures logicielles, le GéoWeb volontaire et le GéoWeb subreptice, les outils d’analyse du GéoWeb, ses promesses, ses limites, ses dangers et une question finale : le GéoWeb, outil local, outil global ?

D’accord, c’est surtout le titre de ce billet qui est nul mais son objectif est le même que celui de la fameuse collection : expliquer en termes simples à un public de curieux un sujet qu’il ne connaît pas.  L’idée m’en est venue après ma participation à l’émission de Sylvain Kahn sur France-Culture Planète Terre en compagnie de Patrick Poncet. Nous tentions de répondre de manière non technique et forcément synthétique à cette question périlleuse:  « Internet, une nouvelle géographie ? »  J’ai donc repris et étendu le texte que j’avais fourni à Sylvain Kahn et qui se trouve sur Globe, le blog de l’émission.

Même si je m’adresse plus aux profanes en la matière, spécialistes ne passez pas trop vite votre chemin ! Au contraire, prenez le temps de commenter, corriger, contredire ma présentation du GéoWeb. La notion n’est pas figée. Elle  est à construire et enrichir. Toutes les propositions sont les bienvenues.

Le GéoWeb

Même si on peut repérer des prémisses et des outils plus anciens,  il est pratique de dater de 2005 et de la fourniture de Google Maps, service de cartographie Web proposé par Google,  l’émergence d’un GéoWeb, une organisation par l’espace de l’information sur Internet  à travers un géoréférencement direct ou indirect sur la surface terrestre. Après Google Maps,  l’offre d’outils cartographiques en ligne a explosé, avec de multiples outils et services et l’apparition d’usages différenciés.

 

L’infrastructure du GéoWeb

Il existe une infrastructure matérielle du GéoWeb : des satellites pour capter des données, relayer des messages ou envoyer un signal de localisation, des serveurs informatiques et  des réseaux pour stocker et diffuser l’information et des dispositifs variés pour consulter et interagir avec elle : ordinateurs, téléphones et appareils photographiques équipés de GPS … Il est assez difficile de dresser un état de cette infrastructure matérielle et surtout de la distinguer de celle qui fait fonctionner Internet en général. En revanches, l’infrastructure logicielle du GéoWeb est un peu plus spécifique et elle s’appuie sur des services cartographiques dont certains sont très connus :

Google Maps, premier service fournissant à l’échelle de la planète des données cartographiques systématiques de type carte routière et images aériennes. Il existait déjà des services cartographiques (Mapquest, Mappy, ViaMichelin …) qui offraient et continuent à offrir des fonctions de navigation et de calcul d’itinéraires du type de ceux proposés par Google Maps. Mais d’une part, ils étaient réservés à une zone géographique :  la France, les Etats-Unis ou l’Europe, tandis que Google Maps s’est d’emblée positionné au niveau mondial. D’autre part, ils étaient limités à ces fonctions de navigation alors que Google Maps est conçu non comme un service mais comme un service de services. Google fournit des données sous formes de couches d’information géographiques (images aériennes, plans routiers, …), des fonctions logicielles de visualisation et d’interrogation et ce qu’on appelle une API qui permet à des développeurs informatiques de construire facilement de nouveaux services de cartographie ou de géolocalisation à partir des fonctions et les données fournies par Google Maps.

Les concurrents  ont proposé rapidement des services cartographiques du même type que ceux de Google et sur lesquels on peut aussi construire de nouvelles briques. Microsoft propose ainsi Bing Maps, dont les fonctionnalités sont proches de Google Maps. Yahoo a aussi son Yahoo Maps, moins utilisé sauf par le site de partage de photographies Flickr dont je parle plus loin.

Les agences cartographiques nationales ou régionales ont aussi réagi avec l’idée de fournir un service cartographique public. Une des plus belles réalisations est le Géoportail de l’Institut Géographique National qui est un service d’accès en ligne aux données numériques françaises. Les données sont beaucoup plus variées et riches que celles de Google mais limitées au territoire français.

Enfin une initiative a été lancée au niveau mondial pour construire une base de données géographiques, et donc une infrastructure du GéoWeb, libre de droit entièrement construite par contribution des Internautes : Openstreetmap

Les globes virtuels et les visualisations riches

Les globes virtuels sont des logiciels à télécharger et à installer sur son ordinateur qui permettent d’avoir accès aux services cartographiques précédents en les visualisant en 3 dimensions. On peut aussi y intégrer ses propres données, y compris en 3D : une maquette numérique de sa propre maison par exemple. Le logiciel de Google est Google Earth, celui de Microsoft est Bing Earth. Le Géoportail offre aussi une interface 3D.

Autour des services cartographiques, les sociétés ont développé aussi des produits très innovants de visualisation géographique. Un des plus spectaculaires est StreetView de Google, qui permet de visualiser les rues des villes au moyen de photographies panoramiques à 360 degrés et interactives. Microsoft est en train de développer un service du même type, encore à un stade exploratoire et qui ne concerne pour l’instant que certaines zones des Etats-Unis: Bing Street side.

Le GéoWeb volontaire et contributif

Sur ces services de base de localisation et de visualisation cartographiques, des services de « deuxième niveau » ont été développés qui permettent à des internautes sans compétence informatique particulière de contribuer à l’enrichissement en contenu du GéoWeb. Ces applications sont très nombreuses. Voici quelques exemples :

My Maps : c’est peut-être la première application, celle que Google a développé pour permettre à un internaute de saisir ses propres données sous forme de carte sur Google Maps.

Wikimapia se veut un peu le pendant cartographique de l’encyclopédie Wikipedia. Chacun peut délimiter des entités sur la surface terrestre et les caractériser ou les annoter, en renvoyant par exemple à un article de Wikipedia.

Dismoiou : on peut marquer sur ce type de site les lieux que l’on aime ou les restaurants que l’on conseille et les partager avec des internautes.

Flickr ou Panoramio : des sites où l’on peut partager des photographies en les localisant. Elles s’ajoutent sur les services cartographiques de Yahoo (Flickr) ou Google (Panoramio). On peut donc visualiser les lieux en naviguant entre les photographies depuis la carte.

StreetAdvisor, un  service Web américain : l’objectif est de noter une rue et un voisinage selon différents critères.

FixMyStreet : un outil anglais de gestion locale : l’objectif est de décrire les problèmes de voirie ou de voisinage, de manière à les régler et à améliorer la vie quotidienne d’une communauté locale.

Geocommons : un outil pour fabriquer ses propres cartes à partir de ses données et les partager avec les utilisateurs.

Foursquare : un outil récent au développement rapide qui croise une applications de  réseau social et de  microblogging dans une activité de jeu et de « Cityguide ». Il s’agit de signaler au site grâce à un téléphone portable géolocalisé les lieux où l’on se trouve, ce qui permet d’y donner rendez-vous à ses connaissances si elles adhèrent à Foursquare. On peut aussi décrire et documenter les lieux que l’on fréquente . On accumule alors des badges relatifs à ces lieux, qui permettent éventuellement d’obtenir des réductions ou des cadeaux. Enfin, on devient le « Maire » d’un lieu quand on est celui qui s’y est le plus souvent localisé.

Il existe des centaines de services et il s’en invente tous les jours. Ces services peuvent être spécifiques ou  intégrés sous forme d’interface cartographique à des sites Web généraux : publier des photographies anciennes des lieux, localiser les écoles équipées de  caméras de vidéosurveillance, publier son journal de voyage …  Avec ces outils,  des individus, amateurs ou professionnels, des associations, des groupes, des firmes ou des collectivités associent une localisation géographique à des objets variés : zones de projet, opérations d’intervention, lieux de vacances, lieux de tournage de films, endroits décrits par des livres…

Le GéoWeb automatique et subreptice

A cette couche qui permet une contribution volontaire et consciente des utilisateurs au GéoWeb, s’ajoute une dimension plus souterraine de localisation quasi automatique et systématique de tous les éléments d’informations que l’on est conduit à laisser sur le Web : billets ou commentaires  sur un blog, messages dans son logiciel de messagerie, micro-messages sur Twitter ou informations sur Facebook. Cette localisation peut se faire par l’intermédiaire de l’adresse IP de son ordinateur à la maison ou au bureau,  par localisation de son téléphone au moyen d’un GPS ou par le réseau Wifi auquel on est connecté en situation de mobilité. Ces outils servent de plus en plus à localiser ses amis, à savoir en permanence où se trouvent ses proches et à visiter in situ les lieux qu’ils ont recommandés. Ils conduisent à laisser des traces virtuelles toujours plus nombreuses de son passage en un lieu réel. Même si l’utilisateur a la possibilité  de déconnecter la fonction de géolocalisation – en France, l’obligation légale est même de lui demander d’opter volontairement pour cette fonction – la logique des opérateurs et des fournisseurs de service est de faire que la géolocalisation soit permanente pour proposer des services d’autant plus utiles qu’ils sont constamment utilisés.

Le Géoweb, connexion du monde réel et d’Internet

On peut visualiser le Géoweb comme une enveloppe d’information qui recouvre la surface terrestre. Les lieux et certains des objets, matériels ou imaginaires qui s’y trouvent, ont une description, un double, un prolongement, une aura numériques sur le GéoWeb. On peut mobiliser cette information à distance avec les services cartographiques. On explore alors le monde par le Web. On peut de plus en plus facilement aussi consulter et mobiliser cette information in situ grâce aux interfaces mobiles comme le téléphone. On explore alors le Web par le monde. L’information du Géoweb vient se surajouter aux informations perçues par les sens. Cela peut se faire simplement :  savoir grâce à une carte sur son téléphone qu’un ami se trouve dans la rue d’à côté;  connaître les critiques d’un film qui passe dans le cinéma devant lequel on se trouve. Les modes de visualisation peuvent être plus élaborés, de type Réalité Augmentée. On affiche par exemple sur l’image des lieux captée en temps réel par son téléphone les indications virtuelles nous guidant vers la station de métro ou la station de Vlov ou Vlib  la plus proche. Des applications sont en préparation pour reconstruire des vues passées d’un paysage urbain qui viendraient se superposer aux vues actuelles.  Il est vraisemblable qu’un nouveau rapport aux lieux va s’établir quand on pourra mobiliser instantanément à distance une représentation de plus en plus réaliste et sensible d’un endroit déterminé et qu’on aura accès  sur place aux différentes extensions numériques des objets présents localement. Le « fonctionnement » général d’une société basée sur une information instantanée et ubiquitaire est aussi quelque chose qui ne manque pas d’interroger.

Analyser les données du GéoWeb

Cette masse d’information localisée est une manne pour les sociétés privées (suivi des salariés et des consommateurs, marketing, analyse des tendances, stratégies de localisation, surveillance des concurrents …), pour l’État et les collectivités qui veulent surveiller, contrôler et aménager l’espace. Elle l’est aussi potentiellement pour les scientifiques qui veulent comprendre les fréquentations et les images des lieux, les interactions qu’ils permettent et les dynamiques des territoires qu’ils reflètent ou contribuent à générer. Mais la nature et le volume des  données concernées  implique la maîtrise de nouveaux outils techniques – ceux du GéoWeb – et l’invention de méthodes adéquates d’analyse et de validation combinée à une culture géographique solide. Par ailleurs, l’accès à ces données, comme on le verra plus loin, est un enjeu significatif du GéoWeb et d’Internet en général.

L’exemple le plus élaboré d’analyse est certainement le site Floatingsheep qui, à partir des informations géolocalisées par les utilisateurs de Google Maps (les « placemarks »), produit des cartes des phénomènes les plus divers : les références à la religion, la grippe, les sujets politiques… Le site TagMap Research de Yahoo constitue un autre exemple de visualisation systématique des données fournies par les utilisateurs, qui concernent cette fois les tags associés aux photographies. Enfin dans un autre genre, on peut citer le site Walk Score qui, par l’application d’un  algorithme sur la proximité des commerces et d’équipements autodéclarés dans Google Maps, calcule automatiquement pour une adresse son indice d’aménité piétonnière, indiquant si l’on peut y vivre sans voiture. On voit à travers ces exemples qu’une nouvelle génération d’utilisateurs et d’outils apparaît qui produit des analyses géographiques à partir des données personnelles mises en ligne par les utilisateurs.

Promesses du GéoWeb

Le GéoWeb est censé servir au public, vous et moi, en ordonnant géographiquement l’ Internet et en facilitant l’accès à l’information quand et où on en a besoin. Il est frappant de constater que le GéoWeb se développe de manière très rapide sans que ses finalités ne fassent débat. Il peut servir les besoins un peu futiles des privilégiés des pays riches où ces techniques sont d’ores et déjà disponibles : retrouver ses amis, choisir sa résidence de vacances, comparer les prix des restaurants du voisinage. Le GéoWeb peut être utile aussi pour mener des actions collectives ou mobiliser sur une base géographique, que les enjeux soient locaux ou non. Par exemple, on peut constituer des représentations collectives d’un territoire à partir des contributions des utilisateurs comme dans le cas du Mennonite Heritage Portrait. Dans des situations sérieuses ou urgentes, le GéoWeb peut aussi aider à organiser les secours en cas d’accidents, de crise et de catastrophe. On a vu ainsi  l’engagement de la communauté OpenstretMap pour la fabrication de cartes d’Haïti actualisées dans le cadre de l’organisation des  opérations de secours. Dans les pays dont l’infrastructure en données géographiques est pauvre, les outils du GéoWeb peuvent permettre  d’améliorer celle-ci, éventuellement en s’appuyant sur des groupes décentralisés susceptibles de mobiliser localement des ressources (voir sur le site de IAPAD des exemples de cartographie communautaire), même si l’accès limité à Internet est encore souvent pénalisant pour que ces applications puissent trouver une audience large.

Les limites du Géoweb

A travers le GéoWeb, le volume d’informations que stocke Internet sur les lieux et les relations des individus entre eux et avec ces lieux croît de manière  exponentielle. Bien sûr, cette information est biaisée et lacunaire. L’enveloppe est trouée et d’épaisseur inégale. La géographie du Géoweb fait aussi apparaître des disparités criantes. Les infrastructures d’Internet ou de la téléphonie sont de qualité et d’accès très variables selon les pays. Même dans les pays très équipés, les réseaux permettant la localisation ne couvrent pas uniformément le  territoire. Aux inégalités d’âge et de classe dans l’accès à Internet viennent s’ajouter des disparités géographiques dans l’accès au réseau qui peuvent conduire à discriminer  les lieux eux-même en handicapant leur présence sur le GéoWeb. On voit bien sur OpenstreetMap qu’il y a un rapport entre le niveau de fréquentation d’un lieu et son niveau de description par les utilisateurs.   Si les États laissent aux compagnies privées l’équipement en réseaux numériques, on peut assister à la mise en place de boucles négatives :  un lieu mal équipé en réseaux aura une présence plus faible sur le GéoWeb et sera donc moins attirant, donc moins fréquenté dans la réalité. Il aura alors moins de ressources et ne pourra donc corriger son défaut d’équipement. Si le lien entre aménagement numérique du territoire et GéoWeb n’est pas toujours aussi direct, celui-ci n’est pas déconnecté des infrastructures matérielles. Par ailleurs, si la géolocalisation est aujourd’hui à la mode, il ne faut pas oublier qu’elle peut se heurter rapidement aux inquiétudes sur la santé liées à la systématisation des systèmes techniques utilisés: antennes téléphoniques et téléphones portables, bornes Wifi, … Par ailleurs, on voit déjà monter des craintes sur le respect de la vie privée que peut impliquer la géolocalisation systématique.

Les dangers du GéoWeb

Avec le GéoWeb, une information localisée devient disponible sur la vie quotidienne des individus et les lieux qu’ils fréquentent et apprécient, les photos qu’ils prennent, les activités qu’ils exercent, les gens qu’ils rencontrent… Les législations des Etats et en France en particulier l’action de la CNIL tentent de prévenir les déviations possibles  et de contrôler les usages abusifs du GéoWeb subreptice.

Toutes les questions, qui se posent pour les données individuelles sur le Net sont encore plus sensibles avec des données qui non seulement décrivent un individu mais permettent de connecter intimement sa présence sur Internet à ses déambulations réelles, comme l’ont démontré les blogueurs de Pleaserobme.com. En affichant les tweets localisés d’utilisateurs ils leur faisaient remarquer que cette information était pain-bénit pour des cambrioleurs voulant opérer en toute tranquillité.  Le retentissement médiatique de cette opération  a pu conduire les utilisateurs à devenir (momentanément ?) plus prudents dans la publicité de leur localisation. La question du contrôle et de la préservation de ces données chez les opérateurs et les fournisseurs de service n’en restent pas moins une question ouverte. On assiste aussi en Suisse et en Allemagne à des mouvements visant les atteintes à la vie privée du service StreetView de Google.

Comme le rappelle Jonathan Raper dans son manifeste de la Géographie Digitale, les traces géographiques sont bien évidemment la propriété de l’utilisateur. Mais l’opérateur de mobile ou le fournisseur de service logiciel se réserve classiquement le droit d’utiliser ces données « pour nécessité de service » et « pour répondre plus utilement à l’utilisateur ». Concrètement qu’a le droit de faire l’opérateur avec ces données ? Combien de temps doit-il les garder ? A qui peut-il les transmettre et dans quel cadre juridique? Est-il autorisé à réaliser  un traitements des données individuelles  pour un profilage marketing par exemple ? Doit-il les agréger pour ce faire ?  Pour l’instant, cette information du GéoWeb n’est pas unifiée. Les données localisées sont partagées entre différents sites et entreprises.  Mais certaines de ces compagnies ont déjà une taille telle qu’elles deviennent difficilement contrôlables, surtout quand la régulation se fait au niveau des Etats et que les instances chargées du contrôle, comme en France la CNIL, manquent souvent de moyens. Il faut aussi veiller à la concentration qui guette le secteur et qui peut conduire des entreprises à en racheter d’autres pour mettre la main sur les données géolocalisées et individuelles qu’elles auront collectées.

Conclusion : le GéoWeb, outil local ou bien outil global ?

On terminera en notant un paradoxe. Quand je localise mon ami Martin à 300 m de moi grâce à mon Smartphone, et que je lui propose de me rejoindre dans le bar du coin, le message que je lui envoie sur Internet peut faire potentiellement le tour de la terre avant de lui parvenir. Cela illustre le fait que pour se localiser précisément sur la surface terrestre et pour décrire des ressources de voisinage, on mobilise une infrastructure matérielle (serveurs informatiques, câbles, satellites …)  et logicielle (services cartographiques, services spécialisés, …) dont la logique d’organisation est mondiale.  Un des enjeux cruciaux du GéoWeb est lié aux  revenus qu’il est susceptible de générer, en particulier grâce à la publicité. Les différents acteurs industriels : fournisseurs d’accès, opérateurs téléphoniques, sociétés de l’informatique et du Web se disputent le pactole supposé lié à la demande forte du public pour ces interactions géolocalisées.   Au-delà de cet  enjeu industriel, pointe un second plus directement géographique. Quelle part de ces ressources locales les opérateurs locaux et les groupes sociaux localisés, les territoires en un mot, pourront-ils conserver ?  La plus grande partie de ces richesses locales ne va-t-elle pas être accaparée par des mégacompagnies aux services d’emblée mondialisés ?

Pour aller plus loin

Il existe de nombreuses ressources sur le GéoWeb.  On trouvera ici mes signets identifiés geoweb sur diigo.

Je commence aussi une liste ci-dessous que je me propose de compléter au fur et à mesure. Proposez-moi vos pépites sur le Géoweb en commentaires…

6 réflexions sur “Le GéoWeb pour les nuls

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