No maps

Le sous-titre de ce site, cartographier les nouveaux territoires, fait bien entendu référence au film No maps for these territories de Mark Neale consacré à l’écrivain William Gibson, le fameux auteur du Neuromancien, inventeur de la notion de Cyberespace et initiateur du mouvement littéraire dit Cyberpunk.

Dussé-je me faire virtuellement lyncher, j’avouerai que ne suis pas un fan absolu de Neuromancien, roman dense, noir et chaotique pour ne pas dire touffu, obscur et bancal. Mais peut-être est-ce un livre qui s’apprécie au fil des (re)lectures. Je n’ai pas lu les autres livres de Gibson, mais je le ferai un jour, ne serait-ce qu’à cause de certains titres superbes comme Virtual Light (Lumière virtuelle) ou Pattern Recognition (Identification des schémas)

nmftt.jpg

Le documentaire de Mark Neale, une longue interview de Gibson installé sur le siège arrière d’une voiture toujours en mouvement avec les paysages américains qui défilent par la vitre, est fascinant dans la forme. L’idée de Gibson d’un monde qui deviendrait « post-géographique » ne laisse pas de faire réfléchir, tout comme le fait que le site web éponyme reste désespérément vide.

Finalement, c’est un peu par antiphrase au poème qui accompagne le générique de ce film que je me suis lancé dans la rédaction de ces chroniques géonumériques :

It all moves so quickly now
These days it all changes
Nothing stable
Nothin static
Nothing to stand on or cling to
No maps for these territories
Though they are of our own creation
No myth for these countries of the mind
Accelerating constantly
Toward some null point of post-humanity
Accelerating constantly
No maps
No maps for these territories

(Tout va si vite maintenant/Aujourd’hui tout change/Rien de stable/Rien de statique/Rien pour se tenir/Rien pour s’accrocher/Pas de carte de ces territoires/Même si c’est nous qui les avons créés/Pas de mythes pour ces contrées de l’esprit/En constante accélération vers quelque point zéro d’une post-humanité/En constante accélération/Pas de carte/Pas de carte de ces territoires)

Une réflexion sur “No maps

  1. Bonjour,

    Je me permets de vous envoyer quelques photos qui illustre l’actuelle exposition, « C@rte del Mondo », à la GAMeC de Bergame, dans le cadre de « Bergamon Scienza ».

    Toutes les cartes du site de Patrice Cujo (www.patrice-cujo.net) sont disponibles en 2013 (avant de partir dans l’Océan Indien en 2014 normallement) : pourriez-vous me dire s’il y aurait d’éventuelles manifestations, liées à la géographie-cartographie, pendant lesquelles des toiles pourraient être exposées ? Nous habitons maintenant à côté de Perpignan, ce qui faciliterait le transport des toiles.

    (Le problème des Chagos est particulièrement étudié)

    MERCI beaucoup pour votre aide et vos éventuels conseils !

    Très cordialement Blandine Cujo
    https://picasaweb.google.com/sebastiencujo/GAMECOctobre2012?authuser=0&authkey=Gv1sRgCO7_1ti4u-qBxwE&feat=directlink

    Partir le nez au vent… grisant !
    Feuilleter un livre et tomber par hasard sur une boussole, voilà qui suspend momentanément l’errance… captivant !
    J’ai retrouvé dans un de mes carnets de 2009 cette « boussole de Farinelli » légendée par Gian Paolo Torricelli, il me semble qu’elle pourrait s’appliquer comme une approche possible à l’exposition « cartes del mondo » telle que je l’ai comprise

    Dessin/carte

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    Mythe

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    Raison
    Autopsie

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    Abstraction

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    Discours/parole

    LEGENDE de G.P. Torricelli :

    – AXE HORIZONTAL : dimension épistémique propre à la connaissance.
    – l’abstraction s’oppose à l’autopsie

    – AXE VERTICAL : dimension méthodologique inhérente aux moyens
    – au dessin (graphique) s’oppose le discours

    Horizontalement, la vision mythique préfigure la signification sociale de la géographie, par contre, l’abstraction (ou la raison) en symbolise la vision « utilitaire ». Corrélativement, mais sur l’autre axe (vertical), le discours préfigure le logos (la parole) et le dessin la carte. » (G.P. Torricelli)

    Tout cela peut paraître bien sec pour présenter les photos de Blandine. Aussi, je n’oublie pas la chaleur des entretiens et de l’accueil que nous avons eus et reçus… Sur un autre registre, partager les espaces d’exposition de la GAMeC avec des auteurs aussi conséquents du monde de l’art et des sciences est un grand privilège.
    MERCI pour cette rencontre.

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